Brigitte Bardot répond à Eva Joly


Mercredi 11 janvier, Eva Joly a exprimé le souhait que “juifs et musulmans puissent célébrer Kippour et l’Aïd-el-kebir lors d’un jour férié”. Cette proposition de la candidate EELV à la présidentielle ne manque pas de provoquer des réactions.

L’une des plus virulentes est sans doute celle de Brigitte Bardot, qui publie dès le lendemain une lettre ouverte: ( http://www.francesoir.fr/sites/default/files/imagesweb/eva-joly-12-janvier-2012.pdf ) pour dire ce qu’elle pense de la candidate.

L’ancienne actrice revient sur “la bienveillance coupable à l’égard de la corrida et de la chasse à courre” d’Eva Joly, avant de lui reprocher de gravir “un nouvel échelon dans l’ignoble en encourageant le sacrifice sanglant de l’Aïd-el-Kebir.”

Pour BB, la candidate EELV fait “honte à la France”, ainsi qu’à son parti politique : “vous trahissez l’écologie en soutenant une France barbare !” assène l’ex-actrice.

Brigitte Bardot conclut sa lettre en souhaitant à Eva Joly ”d’échouer lamentablement aux prochaines élections”.

Et vous ? Pensez-vous que la réaction de Brigitte Bardot est démesurée ? Ou lui-donnez-vous raison ?

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Cette question m’intéresse et je voulais apporter un petit élément de réponse ;

Je prendrais juste l’exemple de la corrida :

Un aficionado s’assoit dans l’arène. Les trompettes sonnent. Son cœur bat, il s’exalte, il va vivre des moments de joie intense,…  car depuis tout petit, ce sont les valeurs de la corrida, qui ont forgé ses émotions ; Le rituel résonne en lui, et la force de la tradition, s’impose.
Un autre verra dans la corrida, une mise à mort stupide, et cruelle… au profit de la fierté des hommes et de l’argent. Il ne peut pas comprendre, qu’on fasse souffrir un animal volontairement, et il ne peut pas comprendre, ce qui pousse, hommes, femmes et enfants, à venir vivre une corrida ?

Alors voici le tableau : d’un coté « des barbares », et de l’autre « des gens de cœur ».

C’est ce genre de tableau bien établi, qui a justifié par le passé, nos croisades et nos massacres innombrables, au nom du christ… et on retombe immanquablement, dans ce même piège des traditions.

Les traditions qui nous animent comme des marionnettes, ne sont qu’une accumulation de rites, d’imagination, et de mensonges, dont on nous pétrit, depuis l’enfance, pour perpétuer ce monde…  Elles nous donnent l’illusion d’être dans le vrai, ou le bien, mais elles ne sont que les ficelles des mensonges du passé.

Savons-nous d’où nous venons ? Où nous allons ? à quoi nous servons ? à quoi servent les animaux ? y a-t-il une utilité ou une raison, aux choses ? etc… Personne n’a jamais répondu sérieusement.
D ‘ailleurs peut-on le savoir ? Car pensée et tradition sont une même chose, une même pelotte de mensonges. l’une est faite de l’autre.
Alors, comment pourrions nous savoir ce qui est bien ou mal, sans rien savoir, sans rien comprendre ? Comment oser s’imposer aux autres, si on est conscient de cela?

Ensuite, J’entends l’ultime argument des défenseurs des animaux : le « cœur » . Ne doit-on pas écouter son cœur ?
Le cœur ! Bien sûr… C’est l’élément central justement, de notre tradition judéo-chrétienne.
Je réponds d’abord : pourquoi mon coeur, vaudrait-il mieux, que celui de l’autre ?
Ou certains n’en ont-ils pas ? ou moins que moi ? Comme les animaux, ou les femmes, à d’autres époques de notre bonne tradition ?

En fait, j’ai peut-être mal compris, ce qu’évoque ce mot, mais je dirais juste, que si le « cœur », a quelque chose à voir, avec l’amour ou la compassion, alors, comment peut-il nous amener, à juger, à mépriser, ou à combattre notre prochain.

J’attends vos arguments, mais pour moi, le cœur ne peut être qu’un instrument d’harmonie. On ne peut pas s’en réclamer pour combattre, sans gravement le pervertir.

Alors si notre pensée n’est que mensonge et sottise, notre coeur voué à l’amour, que nous reste-t-il pour combattre ?

Crismo

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Croire


Croire, c’est adopter une position, tirer une certitude, de notre pensée ou de notre expérience. C’est ainsi, qu’on ferme son esprit, et qu’on devient, en toute bonne foi, un être “qui a raison”.

On nourrit de mille arguments notre position, on se construit même parfois une personnalité, autour de notre idée, voire de notre éducation; On se prédispose ainsi, à toutes les manipulations et confréries, qui confirment notre raison, … Et bientôt, comme toujours, depuis des millénaires, la fermeté de nos idées, s’exprimera, dans la violence de nos actes.

Ceux qui croient fermement en quelque chose, me font peur, et m’attristent, car ils marchent, inutilement, vers la destruction; La leur, lorsque leurs idées seront révolues ou détruites, et parfois celle des autres, lorsqu’ils se mettent en tête de convaincre ou d’imposer.

Pourquoi fait-on la guerre ? Parce qu’on a raison …Pourquoi se dispute-t-on avec sa femme, son ami, ou l’autre groupe ? Parce qu’on a raison…

Mais qui est cet être, gonflé d’ignorance, qui a raison ? Sait-il quelque chose de la raison ? De la naissance ? Du monde ? De l’homme ? De la mort ? De la vie ? Pour dire, “j’ai raison”… Tout ça, n’a aucun sens …

Comprenons au moins la dangerosité, si ce n’est l’impossibilité, de toute croyance, …

Crismo.

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Vivre


Vivre, c’est mourir pour s’offrir au présent.
C’est l’esprit qui fait exister. La vie est partout, mais disparait derrière l’existant.
Calmer son esprit, c’est rendre tout, moins existant, et ainsi, mieux sentir la vie.
Apprendre à mourir ;  Ne pas croire… Ne pas faire exister… Devenir intelligent…
Comment découvrir l’infinie beauté meurtrière de la vie ?

Crismo

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La Photographie


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Je fais des photos pour calmer ma souffrance d’être émerveillé.
                                                                   
Jacques-Henri Lartigue.

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Religion


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        Le monde est un mystère que l’homme interprète; Nous l’imaginons, au travers de nos perceptions limités, pour lui donner un sens, dans notre esprit… Mais ce sens est pure invention, pure création, variable d’une société à l’autre, d’un homme à l’autre, d’un moment à l’autre, etc…Cette évidence, devrait nous amener à considérer toute interprétation, comme dépourvue de vérité.

        Or, la religion justement, prétend apporter la vérité, car sa connaissance ne viendrait pas d’un homme ordinaire; Elle se base sur un prophète, un bouddha, un christ, un être de « relation divine »… Et elle nous demande, de considérer ses paroles, ou plutôt, l’interprétation qu’elle en donne, comme la vérité. Elle nous demande en somme, de lui faire confiance, au nom de ses avatars, qu’elle utilise, pour mieux établir ou justifier son explication, du dieu, du monde, de ce que l’homme doit y faire, pendant son séjour, etc…. Elle donne des règles et des comportements à appliquer et à vivre scrupuleusement, avec souvent un culte à pratiquer, sous peine parfois, de punitions, ou de récompenses divines. La religion parvient ainsi, à canaliser, à rassurer les hommes, qui trouvent, dans la croyance, un réconfort à leur ignorance, et un sens pour leur vie… Et elle s’efforce ainsi, depuis des millénaires parfois, de guider les hommes sur une même route, en leur disant: “c’est par là… nous le savons… faites-nous confiance”… Et beaucoup marchent…

         Ainsi, même si la religion, qui nous promet dieu, contre notre fidélité, présente de nombreux aspects positifs, elle m’apparaît quand même, comme un leurre, car elle est bien entièrement une affaire de croyance et de foi. Or, la croyance est le substitut de toute recherche; Quand on sait, il n’y a plus de raison de chercher. La recherche est d’ailleurs considérée, par certaines religions, et on imagine bien pourquoi, comme une attitude contraire à la foi, voire punissable.
         La religion nous détourne, de la véritable action et de la recherche personnelle, qui peut, elle, peut-être, comme l’on indiqué d’ailleurs, tous ces grands hommes, nous conduire à l’éveil. 
 

        Noël, la fête de la renaissance, est un moment propice. 

          Joyeux noël !

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Education et évolution


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       Nous vivons aujourd’hui, dans un monde où les plus malins et les mieux nés, se servent sans considération, dans une société hypocrite et soumise à la puissance des riches. A tous les niveaux, chacun tente d’obtenir aussi, un peu plus de confort, de pouvoir ou de considération.

        L’homme d’aujourd’hui, veut être «quelqu’un» au sens de la société; C’est à dire; avoir des biens, de l’argent, du pouvoir sur les autres, avoir des enfants qui «réussissent», etc……La valeur d’un individu, se résume à ce qu’il peut montrer de sa “réussite sociale”…, et donc, de ses capacités d’acquisition, par rapport aux autres. Toute sa vie est construite, organisée pour devenir ce «quelqu’un», selon ces critères.

        Si l’on considère qu’éduquer consiste à donner à nos enfants, nos valeurs, et à les préparer au monde d’aujourd’hui, on reste forcément dans la reproduction du système, qui de fait, évolue très peu d’une génération à l’autre ; L’école n’est pas plus à même, de faire évoluer les mentalités; Elle fait ce qu’elle peut au travers des enseignants ; Elle distribue des savoirs et elle est très utile quand à la liberté de penser ou de communiquer. Elle est cause évidente de progrès techniques, mais elle est assez inefficace, lorsqu’elle tente de mettre en place des valeurs nouvelles, destinées à plus de justice et d’équilibre; Comment parler de respect, d’égalité ou de fraternité,… dans une société où l’argent est seul maitre, et où, plus personne n’est dupe, de toutes les tricheries et manipulations, de la part des gens les plus représentatifs, ou les plus insoupçonnables ?

         Il faut se rendre à l’évidence : l’éducation ne peut se faire sans l’exemple. Toute éducation commence par soi-même ; Si ce que nous souhaitons transmettre, ne rencontre pas un écho de vérité au fond de nous, ainsi qu’une mise en œuvre effective de cette vérité, quelle est la valeur de notre démarche ? Comment va-t-elle pouvoir aboutir ?
        De même, qu’il n’est pas facile d’arrêter de fumer, ou de changer de comportement, sans une forte impulsion intérieure, de même, la société ne changera pas, sous l’effet de simples discours.
        Si l’on espère quelques changements par l’éducation, il faut comprendre qu’ils ne peuvent venir que de l’intérieur, que de chacun de nous,…  et plutôt des ceux qui ont de quoi vivre décemment, car ceux qui ont faim, ne peuvent guère se préoccuper de ces choses.
        Nous devons nous changer de l’intérieur, et donc changer de désirs, trouver des plaisirs plus compatibles avec les autres; Prendre conscience du bonheur de partager ou de coopérer au bien. Trouver du plaisir ailleurs ; dans la découverte et l’apprentissage, dans la liberté d’aimer et de connaître, etc…
        Diminuons ainsi progressivement en nous, l’importance de ces idées stupides et dégradantes, de possession et de pouvoir, au profit de la liberté d’être et de profiter ensemble de ce monde merveilleux, dont nous sommes les invités.

        Pour créer un autre monde, trouvons avec nos enfants, de nouvelles joies….plus respectueuses, plus conformes au bien de l’ensemble.


        Eduquer peut consister, à mettre en œuvre le meilleur de nous-mêmes, pour être en mesure,  de l’offrir à nos enfants …

 

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Qu’as-tu compris ?



- Qu’as-tu compris du rocher, mon ami ?
- Rien, vraiment, je n’ai rien compris,
Mais de le voir si calme et silencieux,
me comble de sa patience.

- Qu’as-tu compris de la terre, mon ami ?
- Rien, vraiment, je n’ai rien compris,
Mais de la voir si riche et féconde,
me comble de sa générosité.

 - Qu’as-tu compris de l’arbre, mon ami ?
- Rien, vraiment, je n’ai rien compris.
Mais de le voir ainsi se déployer,
me comble de sa force.

- Qu’as-tu compris de la fleur, mon ami ?
- Rien, vraiment, je n’ai rien compris.
Mais de la voir si douce et fine,
me comble de sa fragilité.

- Qu’as-tu compris de l’homme, mon ami ?
- Rien, vraiment, je n’ai rien compris.
Mais de le voir rire et pleurer,
me comble de son espérance.

 - Qu’as-tu compris de la vie, mon ami ?
- Rien, vraiment, je n’ai rien compris.
Mais de la voir si tendre et belle,
me comble de son amour.

 

Crismo

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